Analyse S&P 500 semaine du 9 au 13 mars 2026

par | Mar 7, 2026

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Macro

Illustration macroéconomie

La semaine a débuté sur des signaux de forte résilience économique, portés par une accélération inattendue du secteur manufacturier, dont les indices se sont maintenus solidement au-dessus des attentes (ISM à 52,4). Cependant, un signal d’alarme sur l’inflation a retenti d’emblée avec l’explosion de l’indice des prix payés à 70,5, traduisant une hausse brutale des coûts d’approvisionnement. 

Dans un premier temps, le marché de l’emploi privé (ADP) rassurait avec 63 000 créations de postes et le secteur des services confirmait sa robustesse (ISM non manufacturier en hausse à 56,1).

 

Cependant, la situation s’est assombrie au fil des jours. Si les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées faibles (213 000), la hausse continue des bénéficiaires réguliers a mis en lumière un ralentissement des embauches pour ceux cherchant à se réinsérer. La crispation s’est accentuée jeudi avec le coût unitaire de la main-d’œuvre, qui a bondi de 2,8 %, ravivant la menace d’une inflation « collante » alimentée par les salaires. En parallèle, le consommateur américain a montré des signes de fatigue évidents face à la hausse des prix, les ventes au détail chutant de -0,2 %.

 

Le coup de grâce est venu vendredi avec le rapport de l’emploi NFP, un véritable séisme macroéconomique : l’économie a détruit 92 000 emplois de manière totalement inattendue, propulsant le taux de chômage à 4,4 %.
Pire encore, les salaires ont continué de grimper (+3,8 % en glissement annuel) malgré ce violent coup de frein, matérialisant ainsi la définition parfaite d’un environnement « stagflationniste ».

 

Prise au piège entre une croissance qui s’effondre et une dynamique salariale inflationniste tenace, la Réserve Fédérale se retrouve face à un dilemme. Ce climat d’incertitude extrême, couplé aux répercussions du conflit en Iran et au choc pétrolier, a entraîné une violente réduction des risques sur les marchés.

 

Résumé

 

  • Choc du NFP : Contraction violente et inattendue (choc du NFP).
  • Inflation et Consommation : Un environnement stagflationniste (salaires tenaces et consommation en recul).
  • Indices boursiers : Semaine brutale de baisse et forte aversion au risque face aux craintes de récession.

Actus

Informformation

La semaine a été totalement dominée par l’éclatement d’un conflit régional majeur au Moyen-Orient. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes massives contre l’Iran, entraînant notamment la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Cette escalade, marquée par des ripostes iraniennes sur l’ensemble de la péninsule arabique, a provoqué un choc immédiat sur les marchés de l’énergie. Le baril de Brent a bondi de 65 à plus de 90 dollars et les prix du gaz ont doublé, alimentés par les craintes de perturbation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial.

 

Ce climat de guerre a violemment rebattu les cartes sectorielles, poussant les investisseurs vers une réduction massive des risques.
Le secteur aérien s’est effondré sous le double effet de la flambée du kérosène et de la suspension des liaisons au Moyen-Orient, avec de lourdes chutes pour Air France (-17,97 %) et pour les compagnies américaines.
À l’inverse, le transport maritime a profité de la situation : le titre Maersk a bondi (+9,06 %) grâce à l’anticipation d’une forte hausse des taux de fret compensant le contournement de la zone. Les valeurs de l’armement et les exportateurs de gaz naturel liquéfié figurent également parmi les bénéficiaires évidents de la crise.

 

Le secteur technologique, et particulièrement les semi-conducteurs, a subi une violente correction. Outre les craintes macroéconomiques, l’industrie a été frappée par l’annonce de nouvelles restrictions américaines sur les exportations de puces IA. Ces mesures, qui exigent des approbations gouvernementales strictes pour les ventes internationales afin de limiter les risques géopolitiques, ont fait chuter des poids lourds comme Nvidia, ASML, Micron et Arm.

 

Sur le front des autres classes d’actifs, les matières premières industrielles sont sous tension, l’aluminium dépassant les 3 400 dollars la tonne en raison des menaces pesant sur les exportations et les fonderies du Golfe.
Paradoxalement, malgré l’aversion au risque généralisée, le Bitcoin a fortement rebondi pour repasser au-dessus des 68 000 dollars, principalement soutenu par des afflux massifs vers les ETF spot en début de semaine.

 

Résumé

 

  • Géopolitique et Énergie : Explosion du baril de pétrole (plus de 90 $) et du gaz face au risque d’embrasement au Moyen-Orient et de blocage du détroit d’Ormuz.
  • Gagnants et Perdants sectoriels : Chute brutale des compagnies aériennes (pétrole cher, espace aérien fermé), mais envolée du transport maritime, des exportateurs de GNL et de la défense.
  • Tech et Crypto : Lourd décrochage des valeurs technologiques et des semi-conducteurs suite à de nouvelles restrictions américaines sur l’IA, tandis que le Bitcoin résiste à la baisse grâce aux ETF.

Marché

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VPOC : 6835
LOW-HIGH : 
6718.75 – 6911.25
VVA : 
6787.75 – 6892.75
Point Pivot : 
6796

 

Cette semaine, le S&P 500 perd 1,12 % après une semaine mouvementée dans une volatilité très élevée.

 

Le cours a débuté la semaine avec une ouverture en gap baissier à 6820 sur fond de conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le gap a toutefois été comblé le jour même. Après une tentative en début de semaine et une autre jeudi, l’indice US n’a jamais été en mesure de casser le niveau des 6900.

 

Mardi, le cours a subi une lourde baisse, le prix s’arrêtant sur la zone de support des 6715-6720. Les acheteurs ont répliqué et ont fait remonter le prix vers la zone de résistance des 6883-6900. Une nouvelle fois, les vendeurs ont repoussé le prix jusqu’au même niveau de support des 6715-6720.

 

Lors de la chute de vendredi, le cours a créé un single print sur le niveau des 6780-6785, qui correspond également au plus bas de la journée de jeudi. Ce single print se trouve juste en dessous du point pivot hebdomadaire à 6796. Ce niveau jouera un rôle primordial et constituera un seuil important à franchir pour espérer une éventuelle hausse.

 

Vu la situation géopolitique, les données macroéconomiques et le recul des entreprises de la tech, la pression vendeuse est bien présente. Les indicateurs sur l’ensemble des unités de temps sont baissiers et on peut même constater une divergence baissière cachée qui pourrait indiquer la continuation du mouvement de baisse, surtout si la zone de support des 6715-6720, qui a soutenu le prix toute la semaine, cède.

 

Ce support des 6715-6720 et la zone de résistance des 6883-6900 seront une nouvelle fois des zones clés si le support tient.

 

Au niveau des options, on peut constater une grosse majorité de puts avec de gros intérêts sur les niveaux 6600, 6550 et 6500, alors que nous avons deux gros niveaux de calls lointains sur les 7060 et 7075.

 

Points d’intérêts

 

  • 7030-7043 (Grosse zone de résistance)
  • 6920-6930 (Zone de résistance)
  • 6883-6900: (Grosse zone de résistance)
  • 6815-6830 (Zone de résistance)
  • 6796 (Point pivot hebdomadaire)
  • 6771-6777 (Zone de résistance)
  • 6715-6720 (Zone de support)
  • 6625-6640 (Zone de support)
  • 6550-6560 (Zone de support)
  • 6444-6460 (Zone de support)

 

 

Sentiment global : Baissier

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Graph ES semaine
Graph 1h S&P 500
Market profile ES
Marché semaine
Options ES

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