Le S&P 500 danse sur un volcan
Annonces économiques :
- 16h00: Indice PMI non manufacturier ISM
Résultats d’entreprises :
- RAS
Analyse S&P 500 :
VPOC : 6604.25
VVA : 6600 – 6616
High-Low : 6598.25-6639
PP: 6615
Ouverture: 6590 (Zone 3)
Vix: 24.73
Vendredi, les bourses mondiales étaient fermées pour le Vendredi saint. Les marchés étaient tout de même ouverts une partie de la journée avec une clôture prématurée.
Sans grande surprise, nous n’avons pas eu de gros mouvements, avec un S&P 500 qui est resté sur la zone de support des 6600-6620. Les données de l’emploi (NFP) sont tout de même tombées, provoquant une grosse mèche sur la bougie de 14h30 sans toutefois changer la direction du cours. L’indice a clôturé sur les 6604.
Ce matin, le S&P 500 ouvre en zone 3 à 6590 en gap baissier. Ce gap a été rapidement comblé et le prix est venu tester la VVAH de jeudi, sur laquelle il a buté. Dans sa montée, l’indice a créé un single print entre 6590 et 6601. Les espoirs de cessez-le-feu en Iran ont fait grimper le prix, même si une résolution semble pour le moment faible. La direction du cours risque de varier grandement suivant l’évolution des négociations, l’ultimatum donné par Trump étant proche, même si Trump a encore donné un délai jusqu’à mardi.
Au niveau des options, nous avons de gros niveaux de puts sur les 6500, 6550 et 6600, et des niveaux de calls à 6600, 6800 et 7000.
Aujourd’hui, nous aurons les données du PMI non manufacturier à 16h00.
Scénario 1 🟡: Sur rejet sur le plus haut de vendredi à 6639, le cours pourrait consolider dans la zone de valeur de vendredi à 6600
Scénario 2 🟢: Sur cassure du plus haut de vendredi à 6639 et confirmation par la cassure de la zone de résistance des 6650-6655, le cours pourrait partir à la hausse et aller chercher la zone de résistance des 6690-6710
Scénario 3 🔴: Sur cassure du plus bas de vendredi à 6598 et confirmation avec la cassure de l’open à 6590, le cours pourrait aller chercher la zone de support des 6500-6520.
Niveaux clés:
- 6820-6840 (Zone de résistance)
- 6760-6780 (Zone de résistance)
- 6690-6710 (Zone de résistance)
- 6650-6655 (Zone de résistance)
- 6639 (Plus haut de vendredi)
- 6600-6620 (Zone de résistance + VVA 6600-6616 + Vpoc 6604)
- 6590 (Open)
- 6500-6520 (Zone de support)
- 6455-6470 (Zone de support)
60 secondes chrono

Situation du marché
- S&P 500 et Nasdaq : Après une période de correction, les indices ont connu un rebond technique majeur, porté par le débouclage de positions vendeuses des CTAs. Le S&P 500 a testé le support clé des 6 530 points, une zone où les acheteurs sont intervenus.
- Clôture fériée : Les marchés actions et obligataires américains étaient fermés ce vendredi 3 avril pour le Vendredi Saint, entraînant une liquidité réduite sur les contrats à terme (Futures).
Sentiment des constructeurs
- Tesla : Les livraisons du premier trimestre ont déçu le marché avec 358 000 véhicules, contre 372 000 attendus par les analystes.
- Production d’énergie : Malgré les prix élevés, les producteurs de pétrole américains ne prévoient pas d’augmentation « dramatique » de la production à court terme.
Événements à venir
- Ultimatum d’Ormuz : Trump prolonge la date limite pour l’Iran jusqu’à mardi, et menace ouvertement de détruire le réseau électrique
- Agenda Macro : La semaine sera rythmée par l’ISM Services (lundi), les minutes de la FOMC (mercredi) et les chiffres de l’inflation CPI (vendredi).
Volatilité des marchés
- Pétrole : Le baril de WTI a bondi de plus de 11 $ pour atteindre 111,38 $ suite aux tensions militaires.
- Indice VIX : L’indice de la peur a reflué de 30 vers 27, mais reste à des niveaux élevés, signe d’une nervosité persistante.
Impact de la guerre en Iran
- Escalade militaire : Un avion F-15E américain a été abattu par les forces iraniennes. Les États-Unis menacent de frapper le réseau électrique et les puits de pétrole iraniens en cas de non-réouverture du détroit d’Hormuz.
- Logistique : Le trafic dans le détroit d’Ormuz s’est effondré, entraînant des pertes de production mondiales estimées à 8 millions de barils par jour.
Réaction des devises
- Dollar US (USD) : Le billet vert conserve son statut de valeur refuge. Il se renforce lors des annonces d’escalade et reflue légèrement lors des espoirs de diplomatie.
- Yen (JPY) : La devise japonaise a profité de la faiblesse temporaire du dollar, bien que les conditions macroéconomiques au Japon ne poussent pas à un resserrement immédiat de la BoJ.
Perspectives d’inflation
- Menace énergétique : La Fed (Logan, Schmid) s’inquiète que le choc pétrolier ne soit pas transitoire et qu’il finisse par se propager à l’inflation de base (core inflation).
- Coûts de production : L’ISM manufacturier a montré une envolée des prix payés à 78,3, reflétant directement l’impact du conflit sur les coûts de transport et d’énergie.
Macro

Le marché du travail US (NFP), Le rebond spectaculaire
L’emploi explose à la hausse, mais l’inflation salariale ralentit.
Créations d’emplois non agricoles (NFP) :
- Actuel : 178 K
- Prévision : 60 K
- Précédent : -133 K
Taux de chômage :
- Actuel : 4,3 %
- Prévision : 4,4 %
- Précédent : 4,4 %
Revenus horaires moyens – Mensuel :
- Actuel : 0,2 %
- Prévision : 0,3 %
- Précédent : 0,4 %
-> Le constat : C’est une énorme surprise positive. Alors que le marché craignait le pire après le chiffre catastrophique du mois dernier, les créations d’emplois NFP pulvérisent les attentes, tirées massivement par le secteur privé. Le taux de chômage baisse même à 4,3%. Le détail crucial se trouve dans les salaires : malgré ces embauches massives, la hausse des revenus horaires ralentit .
Résumé
- L’économie américaine balaie la récession : Le marché de l’emploi prouve une résilience exceptionnelle. Les entreprises privées embauchent à tour de bras, prouvant que le moteur économique principal des États-Unis est en parfaite santé.
- L’impact pour la FED : C’est un scénario ni trop chaud, ni trop froid. L’économie crée beaucoup d’emplois, mais comme les salaires augmentent moins vite, le risque de relancer l’inflation est écarté. La FED n’est pas obligée de monter ses taux, mais elle n’a pas non plus d’urgence vitale à les baisser drastiquement pour sauver l’emploi.








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